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Actualités Géopolitiques

L'invariable

L’OCS, un « pilier important du multilatéralisme » ?

Réunion du Conseil des chefs d'État de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) autour d'une table ronde, drapeaux des pays membres en arrière-plan President.az

Du 31 aout au 1er septembre, les pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) se sont retrouvés à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Comprenant en son sein le Bélarus, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Pakistan, et le Tadjikistan, cette organisation créée en 2001 a pour objectif d’agir en contrepoids à l’hégémonie occidentale dans les relations internationales. Ayant eu lieu au Kirghizstan, le sommet de l’OCS témoigne de la place croissante de l’Asie centrale, à l’heure où la quête aux ressources en minerais devient de plus en plus importante à échelle mondiale. À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa création, revenons sur les points majeurs de cette dernière édition. 


À Bichkek, les pays ont signé un ensemble de vingt-huit documents, dont la Déclaration de Bichkek. Les vingt-sept autres documents couvrent un ensemble important de domaines dans lesquels les pays membres vont tacher de coopérer, à savoir le secteur énergétique, les technologies vertes, la sécurité, la logistique et l’intelligence artificielle. Sur ce dernier point, la Chine a justement proposé la création d'un centre international de coopération sur les applications de l'intelligence artificielle pour les pays de l'OCS, et a annoncé la mise en œuvre de 100 projets de coopération technologique. Si le sommet a eu moins de résonance que l’édition précédente à Tianjin, où des photos réunissant Xi Jinping, Vladimir Poutine et Kim Jung-un ont fait réagir l’ensemble du globe, les décisions prises lors de ce sommet sont pourtant tout autant essentielles tant dans la vision du monde que les pays cherchent à mettre en place. Chaque année, les pays de l’OCS se réunissent pour faire avancer leur agenda politique et leur vision du monde, cherchant à construire un écosystème propre qui s’émancipe des routes occidentales. La présence du Secrétaire Général des Nations Unies témoigne en elle-même de l’importance que prend ce rendez-vous annuel dans la reconfiguration des relations internationales. 



Un sommet marqué par la présence du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres : 


Lors de ce sommet, le Secrétaire Général des Nations Unies a qualifié l’OCS comme étant un « pilier important du multilatéralisme ». Dénonçant le système de 1945 après la Deuxième guerre mondiale comme un monde façonné par l’Occident, pour l’Occident, Antonio Guterres a pris la parole pour  mettre en avant les grandes mutations de ce monde qui est « de plus en plus multipolaire ». En reconnaissant l’émergence de nouveaux centres de pouvoir et la fin de la prépondérance occidentale dans les relations internationales, il a néanmoins mis en garde que la multiplication des centres de pouvoir n’équivalait à une plus grande justice internationale. C’est pourquoi le Secrétaire général a appelé à une refonte des institutions internationales afin de les faire correspondre avec les « réalités d’aujourd’hui » en prenant aussi en compte l’émergence de nouveaux pays sur la scène internationale, rapportent les Nations Unies. 

Antonio Guterres a dressé un programme en quatre points sur lesquels l’OCS peut fournir des progrès, à savoir la sécurité internationale, le financement du développement, le climat et l’intelligence artificielle. 


En effet, il a appelé la Russie à mettre en place « un cessez-le-feu total et immédiat » dans le conflit face à l’Ukraine, afin de trouver une paix durable conforme au droit international. Le Secrétaire général a dressé un constat similaire pour la guerre au Moyen Orient, appelant à un respect des cessez-le-feu et des accords existants. Ce-dernier a aussi appelé à la préservation de la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab Al-Mandeb. 

Concernant le système financier mondial, Monsieur Guterres a dénoncé un système qui délaisse les pays en développement, se retrouvant sous le poids de la dette. En conséquence, il a cherché à défendre un monde dans lequel les banques de développement doivent être « plus grandes, meilleures et plus audacieuses. »

Il a ensuite pu alarmer les pays sur les questions écologiques et du climat, mettant en avant la proximité avec laquelle la planète s’apprête à dépasser le seuil de réchauffement de 1,5 °C prévu par les accords de Paris de 2015. Celui-ci a donc incité les pays à réduire leurs émissions et à se tourner vers des énergies renouvelables. Il a profité de l’occasion pour interpeler les banques en les appelant à davantage financer les pays en voie de développement pour les aider dans leur transition énergétique. Ce faisant,  il a insisté sur l’utilisation « responsable et durable » des minerais critiques et des terres rares qui sont devenues indispensables pour la transition énergétique et le développement des nouvelles technologies. 


La déclaration de Bichkek, un texte profondément politique et une signature historique de l’Inde : 


De plus, c’est l’Inde de Narendra Modi qui a frappé un grand coup lors de ce-dernier sommet. Outre l’accord sur l’approvisionnement en uranium de l’Inde par l’Ouzbékistan  négocié deux jours avant le début du sommet, la signature par l’Inde de la Déclaration de Bichkek marque un tournant notable dans sa vision des relations internationales. 

En effet, membre du Quad, la Déclaration de Bichkek rentre en contradiction avec ses partenaires traditionnels, notamment les États-Unis. Dans les faits, la Déclaration de Bichkek condamne les frappes américaines en Iran, déclarant que les victimes civiles et les dégâts causés à l’économie iranienne violent le droit international de la Charte des Nations Unies (CNU), tout en exprimant ses condoléances pour le Guide suprême Seyyed Ali Khamenei iranien, décédé suite aux frappes militaires en territoire iranien. Les pays partis au document appellent à régler les conflits au Moyen-Orient et à Gaza par les seuls moyens diplomatiques, cherchant donc à affirmer leur position contre les États-Unis bellicistes, sans pour autant nommer Washington. Justement, c’est par l’usage de termes diplomatiques que l’OCS a affirmé sa position pacifique des relations internationales en dénonçant des « mesures coercitives » mettant à mal le système onusien et le système commercial mondial. Ce faisant, les membres de l’OCS, sans nommer de préjudiciable, dénoncent « les sanctions américaines contre l’Iran, les sanctions occidentales contre la Russie et la pression douanière sur l’Inde » rappelle le Saker Francophone, soutenant dans le même élan « le droit inaliénable » de l’Iran sur son programme nucléaire. 


Ainsi, c’est en posant ces termes que l’on peut appréhender la nouvelle position indienne. En effet, même si l’’Inde a beau être un pays qui joue beaucoup sur le multilatéralisme, cette signature sous-entend un revirement stratégique de la part de New Delhi. En effet, avant le lancement de la guerre en Iran, le Premier ministre indien avait penché du côté américano-israélien lors de sa visite d’État en février 2026. Suite à cette visite durant laquelle il reçut la Médaille du Président, les relations entre Israël et l’Inde avaient été élevées à un « partenariat stratégique spécial » ouvrant la voie à 27 contrats bilatéraux et une piste de coproduction de défense. 


Après le lancement de la guerre en Iran le 28 février, l’Inde ne s’était pas prononcée et n’avait déclaré aucune condamnation, de même qu’aucune condoléance n’avait été prononcée pour la mort du Guide suprême iranien  depuis sa disparition, le jour-même où la guerre a commencé. Les relations commerciales entre l’Inde et l’Iran se sont mêmes retrouvées au point mort alors même qu’en début d’année les importations de pétrole indiennes transitaient à 85% par le détroit d’Ormuz. En plus, sous la pression des droits de douane américains de 50% imposés à New Delhi pour ses importations de pétrole russe, l’Inde avait réduit ses importations de pétrole en provenance de Moscou, affirmant un alignement discret avec Washington, qui a fini par se retourner contre elle au déclenchement de la guerre en Iran en raison de la fragilisation de la chaîne d’approvisionnement de pétrole qui a fait grimper la roupie. Ce choc a poussé l’Inde à revenir vers Moscou, confirmant la position indienne de girouette tournant au gré du vent et non de réelles positions idéologiques. 

 

Toutefois, si les choix indiens semblent refléter une certaine instabilité politique, ils sont en réalité influencés par l’opinion publique et la diaspora indienne à travers le monde. Effectivement, malgré le soutien de Modi à la diaspora indo-américaine s’opposaient les dix millions de travailleurs Indiens dans le Golfe qui jugent d’un mauvais oeil le soutien subreptice de l’Inde aux positions américaines et israéliennes dans la région en pleine ébullition à cause de la guerre. L’opposition indienne a su profiter de cette tendance pour tenter de fragiliser le Premier ministre indien, le forçant à revoir ses positions et à se tourner vers un choix pragmatique : la Russie. 

Ce choix de l’Inde peut-être justifié par les chiffres de l’OCS en 2026. Pris ensemble, les pays membres de l’Organisation produisent 80% du pétrole émis par les pays de l’OPEP, soit 21 à 23 millions de barils/jour contre 27-28 millions b/j avant le lancement de la guerre au Moyen-Orient.


Quatre facteurs tendant à renforcer les choix stratégiques indiens. Dans un premier temps, l’Iran appartient aux deux organisations à la fois et est le seul pays à chevaucher de la sorte les deux organisations à la fois, sous-entendant dans le même temps que les deux organisations ne sont pas séparées mais peuvent coopérer ensemble. De plus, la puissance russe qui produit à elle seule l’équivalent de 9 millions de barils de pétrole par jour lui confère une position de fournisseur de premier plan, pouvant se vanter de produire à elle seule environ 40% de la production de pétrole des pays membres de l’OPEP, quand bien même sa production baisse de plus en plus. Prenant en compte que la production de barils de pétrole des pays de l’OPEP a chuté à moins de 5 millions de barils de pétrole par jour lors de la guerre au Moyen Orient, pouvoir compter sur la Russie afin de satisfaire ses ambitions pétrolières est une aubaine pour l’Inde. Enfin, certains des pays de l’OPEP (l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït) sont des partenaires de dialogue de l’OCS depuis 2023 et, au vu des positions récentes de l’OCS énoncées dans la Déclaration Bichkek, sont de plus en plus charmés par l’OCS qui tente de gagner en influence dans la région afin de satisfaire ses besoins énergétiques. 


Finalement, New Delhi se tourne vers Washington et Jérusalem lorsque ses appétits pétroliers peuvent être satisfaits depuis le Golfe, et vers les pays de l’OCS lorsque cette  première possibilité tombe à l’eau. En plus, en intégrant davantage l’OCS, l’Inde rejoint le groupe qui regroupe à la fois des producteurs (Russie, Iran, Kazakhstan) et les deux plus gros importateurs mondiaux de brut (Chine et elle-même). Cet avantage rentre dans la ligne de mire fixée par la Déclaration de Bichkek et la stratégie énergétique fixée à l'horizon 2030, le projet de Consortium énergétique et les règlements élargis en monnaies nationales- prévus pour concurrencer l’hégémonie du dollars dans les transactions internationales. 


Encore une fois, la position de multi-alignements de l’Inde semble avant tout être une stratégie plus opportuniste qu’idéologique et, à défaut d’être alimentée par une conviction profonde, fait d’elle un partenaire peu fiable. Changer ses positions constamment peut, à terme, causer une rupture des relations avec certains de ses partenaires et, dans l’éventualité d’un rapprochement avec la Chine, rebattre les cartes dans la région Indopacifique tout en ayant un impact important dans les relations internationales.


Ainsi, il sera intéressant d’observer ses prochaines actions pour comprendre comment la politique étrangère de l’Inde va évoluer, à mesure que l’OCS se renforce et que l’organisation devient un réel contrepoids à l’ordre mondial établi. Le 18e sommet des BRICS à New Delhi les 12 et 13 septembre sera l’occasion, peut-être, d’approfondir davantage les positions prises à Bichkek et voir comment l’Inde se positionne au sein des organisations, avec ses partenaires, et particulièrement avec la Chine. 



Une volonté d’émancipation culturelle et historique : 


Ce sommet a aussi été marqué par une volonté affirmée des pays d’Asie centrale de s’émanciper de l’héritage soviétique. Effectivement, l'Etat kirghize a cherché à mettre en avant son héritage nomade, notamment en ouvrant le sommet avec l'ouverture des « World Nomad Games » pendant lesquels les traditions de l'Asie centrale sont saluées lors d’une compétition sportive qui suscite un vif intérêt auprès des pays de l’ex-URSS. Selon Arzuu Sheranova, chercheuse kirghize, ces World Nomad Games servent de vitrine de sa puissance au Kirghizistan pour favoriser le tourisme et des investissements étrangers. De fait, le PIB kirghize a plus que doublé entre 2021 et 2025, passant de 9,26 milliards de dollars à plus de 21,5 milliards de dollars, selon le FMI et les données du tourisme pour l’année 2025 affichent des chiffres évalués à 20,1 milliards de dollars, soit 4,3 % du PIB régional. 


Le choix de Bichkek, capitale du Kirghizistan, pour ce dernier sommet n’est pas anodin. En décidant de tenir ce sommet des 25 ans de la création de l’OCS, le sommet ancre l’importance croissante que l’Asie centrale prend dans les relations internationales. Par la richesse de leurs sols composés d’uranium et de minerais critiques (attirant par exemple des entreprises et des investissements de France et d’Inde), les pays d’Asie centrale connaissent un gain d’intérêt sur la scène internationale en menant une politique axée sur le multilatéralisme. C’est dans ce contexte que la région accueille déjà de multiples touristes russes, le pays cherche à se diversifier et à attirer davantage de touristes afin d’en faire bénéficier son économie. C’est dans cette perspective que le pays collabore avec l’entreprise française la Société des 3 Vallées (S3V) pour l’ouverture d’une station de ski fin 2026.

De plus, le projet des routes de la soie chinoise, fortement implanté dans la région avec voie ferrée Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan contournant la Russie et l’Iran, témoigne de l’influence croissante de ces pays dans l’architecture mondiale actuelle et fait de la région un axe de transit majeur. 

Finalement, la mise en place de rencontres régulières entre dirigeants des cinq pays d’Asie centrale établies en 2018 renforce cette idée de coopération vers laquelle tende ces pays, notamment en matière de règlement de leurs différends frontaliers, sans pour autant s’inscrire au sein d’une institution précise.  

Un sommet sous l’égide des puissances russe et chinoise : 


Durant ce sommet, la Chine de Xi Jinping et la Russie de Vladimir Poutine ont mis en avant la relation étroite qui les unit, ce-dernier arguant que « la coopération stratégique entre la Russie et la Chine constitue un modèle de relations interétatiques ».

Les deux meilleurs amis ont notamment discuté de leurs avancées dans le secteur numérique  en dénonçant des « perspectives encore plus prometteuses grâce aux efforts conjugués des deux parties » a prononcé le dirigeant chinois. 



Multiplication des accords avec la Chine et une Russie sans accord majeur : 


Cette 25e édition aura été aussi l’occasion pour le Kirghizistan de mener à bien de nombreux accords bilatéraux avec la Chine. En effet, selon les Échos, le pays d’Asie central a signé un traité de bon voisinage avec Pékin tout en signant dans la foulée une trentaine d'accords bilatéraux. 

Selon Leah Kieff, chercheuse au Center for Strategic and International Studies, la Chine profite du recul russe dans les anciens pays soviétiques en « en intégrant plus étroitement les entreprises et les travailleurs chinois aux économies locales ». 


Parmi tous ces accords, c’est bien la Russie qui ressort bredouille de ce sommet. En effet, alors que la Chine et l’Inde ont passé de nombreux accords avec le Kirghizistan, Moscou n’a quant à elle pas d’annonce majeure à faire passer suite à ce sommet.




Une organisation  plus symbolique qu’efficace ? 


Si l’OCS multiplie les prouesses diplomatiques en intégrant en son sein des pays connaissant des différends, sa capacité à résoudre les conflits au sein de ces-mêmes pays reste à prouver, à l’image des différends territoriaux entre la Chine et l’Inde. En effet, depuis l’affrontement aux frontières en 2020 qui a causé la mort de vingt soldats indiens et de quatre soldats chinois, les relations bilatérales entre les deux pays les plus peuplés du monde sont au plus bas. De plus, la lutte contre le terrorisme et la sécurité sont des priorités inscrites au sein de la charte de l’Organisation depuis sa création, et ce depuis 1996 avec le « Groupe de Shanghai », mais ses limites ont récemment été dévoilées avec la reprise du conflit à la frontière indo-pakistanaise en 2025. Ce conflit, en plus de fragiliser la cohésion entre les deux pays de l’OCS, créer davantage de tensions entre l’Inde et la Chine en raison du soutien militaire de Pékin à Islamabad. Les tensions frontalières entre le Kirghizistan et le Tadjikistan qui ont déplacé des dizaine de milliers de personnes en 2022 sont aussi un élément important à prendre en compte dans le processus pour parvenir à une paix au sein des pays de l’OCS. 

Selon Emmanuel Lincot, professeur à l’Institut Catholique de Paris (ICP) et directeur de recherche à l’IRIS, « La comparaison avec l’Otan n’est pas fondée parce que, certes, l’OTAN est une organisation militaro-politique, mais avec un système d’alliances contraignant grâce à l’article 5, une disposition totalement absente de l’OCS », ajoutant que « C’est une organisation qui est force de proposition, mais qui a réalisé en définitive peu de choses. », rapporte RFI. Autrement dit, les sommets de l’OCS permettent de montrer au monde la volonté d’une partie des pays du monde émergent de contester l’ordre établi par l’Occident après la Seconde guerre mondiale en 1945, mais reste encore une organisation dont les axes de coopération en matière de sécurité régionale sont à approfondir pour parvenir à une situation de stabilité et de paix régionales.


De plus, les différences entre les pays membres de l’Organisation croient à mesure que la Chine prend les devants sur la scène internationale et que les conflits régionaux freinent le développement des autres pays. Avec la guerre en Ukraine qui dure depuis quatre ans et affaiblit la Russie, avec la reprise du conflit au Moyen-Orient embarquant l’Iran dans une guerre contre les États-Unis et l’isolement de l’Inde au sein de l’Organisation face à la place prépondérante de la Chine, de multiples pays de l’OCS connaissent des difficultés qui freinent le bon fonctionnement de l’organisation. À ce titre, Emmanuel Véron rappelle que malgré l’intégration de l’Iran au sein de l’OCS en 2023 grâce aux volontés russes, « il y a eu une évolution des éléments de langage ces dernières années qui se sont sinisés, et que l’OCS, est devenue un objet puissamment à l’initiative de Pékin, notamment sur l’agenda et les nouvelles adhésions. »

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